LE PELERINAGE DE ST JACQUES DE COMPOSTELLE

Selon les écrits, Saint Jacques, frère de Saint Jean, apôtre du Christ, après être venu évangéliser l’Espagne, est rentré au Moyen-Orient, où il a subi le martyre. Son tombeau a été retrouvé en 814 en Galice grâce à une étoile se tenant au-dessus du caveau et délimitant le campus stellae (champ de l’étoile = Compostelle). Le pèlerinage est de tout temps considéré comme l’une des grandes pérégrinations de la Chrétienté. Ce pèlerinage emprunte quatre voies essentielles :

- la voie de Tours de Paris aux Pyrénées en passant par Poitiers et Bordeaux

- la voie de Vézelay de Vézelay aux Pyrénées en passant par Limoges et Périgueux

- la voie du Puy du Puy-en-Velay aux Pyrénées en passant par Moissac

Ces trois chemins font leur jonction au Pays Basque, traversent les Pyrénées à Roncevaux et forment le « camino navarro ».

- la voie de Toulouse d’Arles au Somport, prolongée en Espagne par le « camino arragones ».

D’autres voies dites secondaires les complètent : en particulier la voie littorale de Soulac à Bayonne, qui longe les dunes et les étangs landais.

Depuis une vingtaine d’années le pèlerinage connaît une nouvelle jeunesse. Les chemins de Compostelle ont été classés « itinéraire culturel européen », puis inscrits, en 1998, au patrimoine mondial de l’humanité. La vogue de la randonnée, la quête spirituelle, le désir de lenteur dans un monde pressé ont contribué au succès de ce renouveau.