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Présentation de la Commune d'Avensan

AVENSAN, Commune du Médoc située sur le 45ème parallèle, à 30 km au nord de Bordeaux, est au coeur d'une région viticole particulièrement connue pour ses grands châteaux.
Elle est limitrophe des cinq Communes d'AOC Margaux (Arsac, Labarde, Cantenac, Margaux et Soussans) et des AOC de Listrac et Moulis.
Elle est limitée au nord par la jalle de Tiquetorte, à l'est par la Louise et à l'ouest par le ruisseau du Déhès.
Sa superficie totale est de 5 224 hectares, dont 200 hectares de vignobles (Châteaux Citran, Meyre, Villegeorge) et 3 800 hectares en surfaces boisées.

Château Meyre vu du ciel



L'origine du nom de la commune d'Avensan proviendrait de Aventia, divinité celtique. De nombreux autres lieux-dits, situés sur la commune, ont également une origine celtique tels Léojean, Carcassonne ou Vertessec.

Le bourg vu du ciel



Dans le vignoble, à proximité du tracé de la Levade (voie antique) ont été retrouvés au début du XX ème siècle des vases qui pourraient provenir d’un cimetière gallo-romain. Au Moyen Âge, pour mieux se protéger d’envahisseurs utilisant la Gironde et les nombreuses jalles comme voies de pénétration, des petites forteresses ont été construites. Ainsi en témoignent le Castéra, le château Donissan (aujourd’hui Citran) et les châteaux de Romefort et de Saint Genès de Meyre.

  • Le Château CITRAN fut le siège d'une seigneurie qui appartint pendant plus de six siècles à la famille DONISSAN. C'est au Château Citran que se réfugia Louis de la ROCHEJACQUELIN après les guerres de Vendée : il y épousa l'héroïque veuve de Lescar, Mademoiselle de Donissan. Henri de la ROCHEJAQUELIN est né en 1805 au Château Citran, mort en 1867. Il était le neveu du chef de l'insurrection Vendéenne.
    De l'édifice primitif bâti au XIIIème siècle, il ne reste que les douves.
    La construction actuelle date du XVIIIème.

    Château Citran


  • Quelques ruines de Saint Genès, près du hameau de Barreau, subsistent encore de nos jours.


  • Avensan est le pays natal de Pey Berland. Né en 1375 au lieu dit Saint Raphaël, Pey (Pierre en gascon), après une enfance de berger, apprend à lire et reçoit quelques enseignements auprès de Raymond de Bruges, patriarche cultivé. Prédisposé à la vocation de prêtre, il poursuit en 1392 ses études à Bordeaux, puis se rend à Toulouse pour continuer ses études de théologie et de droit jusqu'en 1399. Après obtention des diplômes de bachelier, il est ordonné prêtre à Bordeaux, où il se fait remarquer par l’Archevêque qui le prend à son service comme secrétaire. Chanoine de la Cathédrale Saint André, il est nommé curé de Bouliac, puis, en 1430, Archevêque de Bordeaux

    Il s'emploie à soulager les misères de cette époque troublée par les guerres et les épidémies, fonde des hôpitaux et sert de négociateur entre le roi d'Angleterre et les seigneurs d'Aquitaine. En effet depuis le mariage d'Aliénor d'Aquitaine avec Henri II d'Angleterre, le Duché d'Aquitaine est une enclave anglaise dans le royaume de France.

    En 1440, il fait construire au chevet de la Cathédrale la tour qui porte son nom. Soutenu par le Maire de Bordeaux, il sollicite et obtient auprès du Pape Eugène IV la fondation d'une Université à Bordeaux. Après la fin de la guerre de Cent Ans (bataille de Castillon en 1453) l'Aquitaine redevient française. Pey Berland meurt le 17 janvier 1458.


Monuments historiques

  • L'Eglise d'Avensan
    De fondation romane, elle fut érigée sous l'invocation de Saint Pierre. En 1793, fut ajoutée une chapelle dédiée à Saint Eutrope.
    Dans l'Eglise se trouvent plusieurs bas-reliefs d'albâtre, offerts par Pey Berland à sa paroisse natale, représentant ses patrons de baptême et la scène de sa consécration épiscopale à Rome. Ces bas-reliefs ont été encastrés dans la face antérieure de l'autel en 1870. Ils représentent :
    Quatre figurines isolées : un Evêque, Saint Jean Baptiste, Saint André, un second Evêque.
    Le Christ qui accueille Pierre et André et confie à Pierre le soin de gouverner l'Eglise.
    La remise à Pierre des clés du Royaume des Cieux
    Le sacre de Pey Berland par le Pape Martin V.
    La crucifixion de Saint Pierre la tête en bas

    Le père de Pey Berland fut enseveli dans l'église d'Avensan, sa mère fut inhumée dans celle de Moulis.

  • La Croix de Villeranque, classée monument historique se trouvait sur le passage du pèlerinage de St Jacques de Compostelle.

  • Au Sud de la Commune, au milieu de chênes centenaires, s'élève la Chapelle de St Raphaël.
    De son vivant, Pey Berland fit transformer sa maison natale en Chapelle et fit construire à côté une maison presbytérale. La Chapelle est précédée d'un porche vaste (8 m sur 6 m) où les pèlerins pouvaient faire halte et la foule suivre l'office à l'abri du vent et de la pluie. La Chapelle, elle même, mesure 20 m de long sur 8 m de large, le sol est pavé de briques rouges. Cette Chapelle est entourée d'un airial de 12 ha.

    A l'intérieur de la Chapelle de Saint Raphaël, aucune plaque commémorative ne rappelle que le dernier de nos Archevêques Gascons, insigne gloire du Médoc y a vu le jour. Déjà, l'illustre Cardinal Donnet avait conçu le projet de restaurer l'humble Chapelle, et d'y faire graver sur un marbre :

    «Hie . natus . est . Petrus . Berlandi Repapatæ . Salutis Anno . circiter . M.CCC.IXXV.»

    «Ici est né Pierre Berland, du rappel réparé de sa célébrité en l'an de notre ère chrétienne 1375».

  • Vous pourrez aussi découvrir la borne de Léojean, également appelée borne des Anglais, repère géodésique boréal (nord) de Bordeaux. D'après les recherches auprès de l'Institut Géographique National, il s'agit d'une des nombreuses bornes permanentes qui quadrillent la France (environ 70 000), fixant les différentes coordonnées de nos cartes géographiques. Ces bornes marquent très exactement l'emplacement d'un point géodésique dont on connaît précisément la longitude, la latitude et l’altitude. La matérialisation peut se faire par un élément précis visible sur un bâtiment (flèche, croix, antenne), ou une borne au sol, dite borne géodésique, surmontée ou non d'une mire permettant de la voir de loin.


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© Mairie Avensan - 3 place Saint-Pierre

Site officiel : version 1.0

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