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Historique du Médoc

Le voyageur qui découvre le Médoc est tout d'abord frappé par sa dualité. Sa rive orientale, qui longe la Garonne, est couverte de champs de vignes, de petits bourgs et de châteaux qui rappellent la présence des hommes et leur travail. En opposition, la côte occidentale, limite de l’Ouest de l’Europe, propose un aspect de sauvagerie, de solitude et d’aridité.

A l’ère tertiaire, un golfe marin occupait tout le Bassin aquitain actuel. La Garonne et l’Adour se jetaient dans la partie sud de ce golfe. Au fil des siècles, la sédimentation des dépôts au fond des eaux et les mouvements du sous-sol entraînèrent une élévation du sol et le recul de la mer. Une cassure fit basculer la partie nord qui s’affaissa et sépara la Garonne de l’Adour. Progressivement, l’estuaire de la Garonne se déplaça vers le nord et rencontra la Dordogne.

Les périodes glaciaires du quaternaire ont joué un grand rôle dans le Médoc. De grosses masses d’alluvions, libérées par le dégel, s’y sont déversées, depuis les Pyrénées et le Massif Central. Les sols friables, peu à peu érodés et envahis par les eaux, formèrent des golfes. Des cordons littoraux isolèrent les golfes du fleuve. Ceux-ci devinrent des marais où les premières populations humaines s’installèrent. Ces marais très vastes n’ont été asséchés que récemment, il y a 4 siècles. Les sables côtiers, soulevés par les vents, formèrent les premières dunes qu’une végétation abondante recouvrit.

Quand le fleuve a réduit son débit, il a laissé apparaître, au nord, des îles séparées par trois bras conduisant l’eau à l’Océan. Les cartes du XVIème siècle désignent comme étant des îles Talais, Saint-Vivien, Jau, Loudenne. La pointe du Verdon se trouvait dans un delta immense composé d’innombrables canaux et d’une multitude de méandres plus ou moins accessibles. Le fleuve était essentiel et servait de voie naturelle pour les échanges. Le vin quittait les chais des grandes appellations sur des gabarres par les innombrables canaux et écluses que chaque propriété entretenait.

Dans ce pays gorgé d’eau, on essaya d’assécher les mattes par création de canaux et de digues à l’intérieur des terres et le long du fleuve. Cette action n’ayant aucun effet sur l’avancée continue des dunes océanes qui grignotaient la forêt primaire peu structurée, on commença, il y a deux siècles, la mise en culture de plusieurs centaines d’hectares de landes. La plantation croissante de pins maritimes eut le mérite de freiner l’avancée du sable.

Dans leur progression, les dunes piégèrent l’eau douce de la lande qui s’écoulait naturellement vers l’Océan et créèrent ainsi les étangs que l’on connaît (Hourtin et Lacanau).

Le Médoc prit sa dimension actuelle avec ses trois composants : à l’ouest les dunes océanes et les plages, au centre la forêt et à l’est les vignobles.












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